Bousculons les clichés, 

les lieux communs et les idées reçues

sur la méditation

"Le premier obstacle est l'idée préconçue.

Nous ne savons voir ce que nous sommes prêts à voir

- Albert Jacquard -

 
 
 

 

Subsistent toujours et malgré tout à l’égard de la Méditation, des doutes et réticences, des appréhensions et méfiances,…

  • malgré les ouvrages écrits par d’illustres experts en psychiatrie qui en ont démontré les bienfaits pour la prévention et les soins de leurs patients,…

  • et bien que les médias diffusent régulièrement des interviews où d’éminents spécialistes du cerveau (neuroplasticité) témoignent des résultats positifs de leurs recherches.

Il reste indispensable de  combattre les idées reçues qui circulent encore sur la pratique de la méditation, pour dissiper les doutes des suspicieux, apaiser les craintes des inquiets et éclairer les novices.

MA DEFINITION SIMPLE

de la Méditation de pleine conscience

 

Psychothérapie ou méthode de développement personnel qui met l’accent sur la conscience de ce qui se passe dans l’instant présent.

Pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés ou l’apaisement progressif du mental.

 

QUELQUES IDEES RECUES

 

Certains pensent  « que la méditation est une analyse très fouillée et brillante sur un sujet métaphysique comme la vie, la mort ou l’univers »,...

En fait, dans la méditation de pleine conscience, l’attention n’est pas portée sur la pensée intellectuelle ou l’élaboration conceptuelle, mais sur le ressenti non verbal, corporel et sensoriel.

Elle ne réside pas à se frotter à nos problèmes irrésolus ni à rechercher leurs sources pour les supprimer. C’est tout l’inverse . Elle consiste à repérer les soucis que nous ruminons et à s’en libérer.

 

Pour d’autres,  « la méditation consisterait à faire le vide dans sa tête »,…

Au contraire, lorsque l’on médite en pleine conscience, les instants sans mentalisation sont assez rares. L’essentiel du travail ne consiste pas à neutraliser le bavardage de l’esprit, mais à ne pas se laisser entraîner par lui. Pour ce faire, on observe ce bavardage tout en s’appliquant à ne pas s’y identifier. Le but recherché est de se rapprocher d’une « conscience sans objet », où l’esprit n’est engagé dans aucune activité mentale volontaire, mais tente de rester en position d’observateur. Ce n’est donc pas une absence de pensées, mais une absence d’engagement et d’implication dans ses pensées.

 

Beaucoup croient encore « que la méditation est une démarche religieuse ou spirituelle »,…

Et pourtant, dans la méditation de pleine conscience, on cherche avant tout à développer un outil personnel destiné à la connaissance de soi et à expérimenter cet outil dans sa vie quotidienne, au-delà de toute forme de croyance.

Parmi les méditants, certains sont agnostiques ou athés, mais de nombreux autres considèrent la méditation parfaitement compatibles avec leur religion et les pratiquent parallèlement. La méditation en pleine conscience est une PRATIQUE LAÏQUE

 

Il subsiste une confusion entre la méditation et la relaxation ou la sophrologie.

En réalité, dans la méditation de pleine conscience, on ne cherche pas à atteindre un état de détente ou de calme particulier (certaines séances peuvent au contraire être difficiles ou douloureuses). Ce que l’on vise c’est à intensifier sa conscience et cultiver son recul envers ses expériences intimes.

Par exemple, au lieu de s’escrimer à ne pas être en colère ou abattu, on cherche à observer la nature de ces émotions, comment elles agissent sur notre corps, les comportements qu’elles provoquent.

En donnant ainsi un « espace mental » à ses émotions négatives, cela nous permet d’en reprendre le contrôle. On leur permet certes d’exister et de s’exprimer à leur juste mesure, SANS fusionner avec elles et SANS les interdire ni les réprimer (ce qui, inévitablement, amplifierait leur portée et leur effet sur nous).

La méditation ne consiste pas à se frotter à nos problèmes irrésolus ni à rechercher leurs sources pour les supprimer.

 

LES DIFFERENTES ECOLES DE PLEINE CONSCIENCE

 

MBCT (Mindfulness-based cognitive therapy)

 

Thérapie cognitive basée sur la pleine conscience.

 Cette thérapie cognitive associée à la pleine conscience a été codifiée et scientifiquement évaluée par Zindel Segal et ses collègues, de l'Université de Toronto. Elle fait précéder les exercices de thérapie cognitive (modification du contenu des pensées négatives) par des exercices de pleine conscience (modification du rapport aux pensées négatives : mieux les tolérer, moins se laisser influencer par elles, sans forcément chercher à les modifier).

On cherche à explorer tout ce qu'une pensée négative déclenche en termes d'émotions, de réactions corporelles, d'autres pensées et cycles de rumination, de tendance à se replier sur soi, etc. Indications : prévention des rechutes chez les personnes dépressives.

 

 

MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction)

 

Réduction du stress basée sur la pleine conscience.

Cette méthode a été la première à avoir été codifiée et introduite dans le champ de la médecine par le psychologue américain Jon Kabat-Zinn.

Elle propose notamment, face aux moments de stress quotidiens, de ne pas chercher à fuir ces instants par la distraction (en pensant à autre chose) ou l'action (en s'absorbant dans le travail ou un loisir) il s'agit au contraire de les accueillir et de les observer, dans un état particulier de conscience et d'éveil corporel qui permet d'éviter qu'ils s'aggravent ou deviennent chroniques. Indications : états anxieux ou douloureux chroniques.

DBT (Dialectical behavior therapy)

 

Thérapie comportementale dialectique.

 Cette thérapie conçue à l'Université de Washington par la psychologue comportementaliste Marsha Linehan pour les personnes souffrant de troubles de la personnalité, intègre entre autres une pratique régulière de méditation Zen aménagée. Cette pratique permet à de ces patients de développer une meilleure « conscience émotionnelle », et donc une meilleure tolérance aux émotions douloureuses, qu'ils ont sinon tendance à évacuer par des passages à l'acte (agressions verbales, auto-agressions, gestes suicidaires) ou par la consommation de produits toxiques divers.

Indications : troubles de la personnalité.

 

 

Méthode Vittoz

 

Cette psychothérapie, portant le nom du médecin suisse qui la développa au début du XXe siècle, présente de nombreuses analogies avec la pleine conscience. Elle encourage à porter régulièrement attention aux expériences sensorielles de l'instant, afin de se libérer des ruminations et automatismes mentaux et comportementaux liés au passé.

Il n'existe pas, pour le moment, d'indications bien définies, en dehors du champ aussi vaste que vague des « troubles névrotiques » (symptômes anxiodépressifs, manque de confiance en soi, etc.).

 

 

OFT (Open Focus Therapy)

Thérapie de l'ouverture attentionnelle

Cette thérapie proposée par le psychologue américain Les Fehmi, repose sur des exercices de régulation attentionnelle très proches de la pleine conscience. Elle consiste à se désengager du mode attentionnel « étroit-objectif » (qui consiste à se focaliser sur une idée) pour privilégier le mode attentionnel qualifié de « diffus-immergé » (garder le champ de sa conscience ouvert à tout ce qui nous entoure, en s'efforçant de ressentir plus que de réfléchir).

Indications : bien que ne reposant pas sur des études scientifiquement validées, elle semble représenter un bon complément aux thérapies classiques dans le domaine des troubles émotionnels, notamment anxieux, ainsi que pour les troubles de l'attention avec hyperactivité.

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NOTA BENE :

Mes notes, documents, images et vidéos, mis ici à votre disposition, n'ont pas la prétention de vous donner une information exhaustive sur la pratique de la méditation de pleine conscience.  J'ai cherché à simplifier certaines approches pour les rendre plus accessibles et  vous donner des pistes pour mieux appréhender certains processus. 

Je souhaite de tout cœur y avoir un peu réussi.